Grâce à Elie Chouraqui, j’ai compris pourquoi l’histoire de la musique comporte tant de grands interprètes juifs et, proportionnellement, si peu de grands compositeurs – les plus fameux (Mendelssohn, Mahler, Schönberg) étaient convertis au christianisme. Le rapport à Dieu et au Père est trop écrasant. Et la musique est le plus transcendantal de tous les arts. Interpréter, c’est être en discussion permanente avec son père (le compositeur). C’est le vénérer et le maltraiter alternativement. C’est toujours se référer à Lui. Depuis Jésus puis Saül (Saint Paul), la dissidence est plus simple pour les chrétiens, car la Foi prend le pas sur la Loi. Or, dans l’histoire de l’art occidental, il faut d’abord croire, décréter qu’on est l’Unique, et sauver le monde.
Elie Chouraqui est un être sensible et généreux. On a envie d’être son ami. De revoir ses films et d’aller voir son Aïda de Verdi.
Voici son programme :
Classique: 1er duo Amneris / Radames d’Aida
« Ainsi parlait Zarathoustra » de Strauss
1er concerto piano de Tchaikovski
« La chevauchée des Walkyries » de Wagner
Contemporain:
Le comédien d’Aznavour
« Ils sont plus de 2000 » (appelé aussi « Orly ») de Brel
« il m’a dit » de Maxime Le Forestier (Spartacus)