Denise Bombardier, des canons aux fleurs

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Elle était toute chamboulée, Denise Bombardier, après l’émission. « J’ai donné des milliers d’interviews, c’est l’une des rares fois où j’ai pu m’exprimer comme je le ressens. » Son mari, le fameux Anglais, l’accompagnait à distance, fin, élégant, distingué. Ils avaient vraiment l’air de s’aimer ces deux-là, sans mise en scène, avec naturel, tout en étant eux-mêmes.
Figure historique de l’indépendance du Québec, de la contestation et du féminisme, Denise Bombardier appartient à une génération de femmes à fort tempérament que les médias ont souvent instrumentalisées pour faire du buzz, comme on dit aujourd’hui. Elles ont tellement bien joué le jeu qu’elles en ont perdu une partie de leurs plumes et de leurs illusions. « Etre une femme libérée, tu sais c’est pas si facile », comme chantait la chanson… Denise Bombardier a gardé son franc parler, sa force de conviction, mais elle a évolué sans rien renier de ses combats, en se réconciliant avec ses contradictions. Antigone s’est accordée le droit d’être heureuse. Et la musique est devenue plus douce.
Voici son programme :

• 1. “Lindberg” de Robert Charlebois

• 2. “La langue de chez nous”, d’Yves Duteil

• 3. Mon pays Gilles Vigneault


• 4. La complainte de Didon à la fin de l’opéra Didon et Enée de Purcell (Jessye Norman)

• 5. Sonate de Mozart K 457 (2e mvt)

• 6. Extrait de l’Enfant et les Sortilèges de Ravel.

• 7. Fantaisie pour piano à quatre mains de Schubert (Lortie/Mercier)