Nous connaissons tous de Toulouse ses briques roses et sa douceur de vivre. Mais la ville regorge de nombreux trésors, comme ce cloître des Jacobins, situé à mi-chemin entre le Capitole et la Garonne. Construit en 1215 pour lutter contre l’hérésie cathare, ce joyau gothique abrite depuis 37 ans un Festival de piano d’exception. Piano aux Jacobins fait la part belle à la « nouvelle vague » du piano : Teo Gheorghiu, Lucas Debargue, Ismaël Margain ou encore David Fray, que vous aurez la chance d’écouter ce soir. Compter sur les interprètes d’aujourd’hui pour mieux découvrir les artistes d’autrefois, tel est l’ambition de ce festival chaleureux. Ce lieu empreint d’une spiritualité et d’une histoire particulière, offre une alchimie et une acoustique parfaites à son public.
David Fray est un enfant passionné de musique qui en fera très vite sa vocation, puis son métier. Il suit une formation au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et devient le disciple de Jacques Rouvier. Il reçoit notamment la bourse Feydau pour l’excellence de sa maîtrise pianistique. La carrière de David Fray est donc toute tracée : il se produit sur les scènes les plus prestigieuses comme la Cité de la Musique, la Place des Arts de Montréal ou encore le Alti Hall de Kyoto. Il collabore avec les orchestres les plus influents. C’est un artiste complet, aujourd’hui reconnu unanimement par la scène musicale internationale.
Ce soir, David Fray interprétera Le clavier bien tempéré de Bach. Un répertoire qu’il connaît bien puisque son premier enregistrement en 2008 est consacré au compositeur et lui vaut de nombreuses distinctions (Newcomer of the Year 2008 par le BBC Music Magazine ou encore le Meilleur enregsistrement par Echo Preis 2008). En deuxième partie de soirée, ce sera Brahms et ses variations, puis Schumann et sa Novellette n°8 qui seront à l’honneur. Un moment de grâce à ne surtout pas louper.
Programme :
Bach, Clavier bien tempéré Livre 1 (exts.)
Brahms, Variations en fa dièse mineur, sur un thème de Schumann, op.9
Schumann, Novellette n°8 en fa dièse mineur, op.21
Brahms, Fantaisies, op.116