A quarante ans, il a encore l’air d’un étudiant. Sauf qu’il dirige comme un maître. Daniel Harding invite à la simplicité des rapports : pas de « maestro » longs comme des bras. Il est de la génération « Call me Tony » qui défrisa Buckingham en son temps.
Mieux : il s’accorde bien avec l’Orchestre de Paris. L’un arrondit le bras de l’autre qui allège le son de l’un… Reste à entrer plus profondément dans la chair de l’un et de l’autre pour être plus émouvant. A suivre, car les mariages qui commencent dans la raison vont plus loin que les passions violentes.
Voici son programme :
– Malher, Rückert-Lieder, « Ich bin der Welt abhanden gekommen », Kathleen Ferrier et l’Orchestre Philharmonique de Vienne dirigé par Bruno Walter
– Schubert, Le Voyage d’hiver
– Berg, Wozzeck, « Berceuse », A. Silja et l’Orchestre Philharmonique de Vienne
Petites Madeleines musicales :
– Ravel, Boléro, par l’Orchestre de Paris dirigé par Charles Münch
– Schumann, Scènes du Faust de Goethe, « Szene im Garten », Claudio Abbado dirige l’Orchestre Philharmonique de Berlin