Daniel Barenboim joue les concertos de Mozart

Une grâce et une verve juvénile

Pour ce mois d’ouverture de la nouvelle saison symphonique, la Philharmonie de Paris réunit une affiche exceptionnelle : Daniel Barenboim dirige depuis son piano l’Orchestre de la Staatskapelle de Berlin dans un concerto de Mozart, puis regagne l’estrade pour une symphonie de Bruckner en seconde partie. Des musiciens – et une formule – dont le chef est coutumier, notamment pour avoir gravé par deux fois l’intégrale des symphonies de Bruckner (une première fois avec Chicago, puis avec le Philharmonique de Berlin). Une troisième est à paraître avec la Staatskapelle de Berlin…

 Au menu du concert du jeudi 8 septembre, le Concerto pour piano n° 26 « Couronnement » et la plus rare Sixième Symphonie de Bruckner, surnommée « Die Keckste » (« la plus effrontée ») par son auteur.

 De Mozart par Barenboim, la firme Warner réédite justement la première intégrale des concertos (avant une seconde – quasi – intégrale avec le Philharmonique de Berlin) réalisée à la fin des années 60 et au début des années 70. Un coffret de 10 CD montrant le pianiste et chef dans une grâce et une verve juvénile parfaitement appareillée au jeu virevoltant de l’English Chamber Orchestra.