Elle caresse les cordes de son violon, lui survole les touches de son piano. Les deux musiciens invités de Laure Mézan ce midi illustrent parfaitement l’aspect professionnel et international du festival Batumi à l’occasion duquel ils se produiront. La ville géorgienne, située sur la Mer Noire, qui accueillera cette rencontre musicale à partir du 17 septembre, paraît comme un carrefour où toutes les sensibilités se rencontrent.
Précisément, la sensibilité, c’est ce qui caractérise Liana Gourdjia, saluée pour sa « sonorité étonnamment pure, son sens artistique et son lyrisme enchanteur » selon l’Ensemble Variance dont elle fait désormais partie. Liana Gourdjia a commencé sa carrière très jeune. A l’âge de 6 ans seulement, elle apparaît à la télévision russe et devient célèbre dans son pays natal. A la suite de cela, elle donne rapidement de nombreux concerts dans les salles les plus prestigieuses de Russie comme la Philharmonie de Saint-Pétersbourg. Elle obtient ensuite une résidence auprès de l’Orchestre Symphonique de Montgomery aux Etats-Unis où elle occupe la fonction de violon solo tout en donnant des concerts et récitals de son côté. Mais Liana Gourdjia ne s’intéresse pas uniquement à la démonstration de ses compétences impressionnantes, elle se tourne rapidement vers l’enseignement. Elle est actuellement professeur à l’Ecole Normale Supérieure de Musique de Paris et a proposé aussi des masterclass à l’Université d’Indiana. Passionnée de musique contemporaine, la création est l’un de ses objectifs, notamment avec l’aide du New Music Ensemble de l’Université d’Indiana. La belle violoniste aura l’honneur de clôturer les cinq jours du Festival Batumi en interprétant, le 22 septembre le Concerto pour Violon du compositeur géorgien Alexandre Machavariani accompagnée du Batumi Symphony Orchestra.
Une autre grande figure de ce festival géorgien est Cyprien Katzaris. Le pianiste franco-cypriote, né à Marseille en 1951 a pris ses marques sur les touches noires et blanches au Cameroun, où il a passé son enfance. Après ses études au Conservatoire de Paris qu’il termina en 1969 obtenant le Premier Prix de Piano, il ne tarde pas à se lancer dans une carrière internationale des plus impressionnantes. La liste des orchestres avec qui il a collaboré est longue mais on peut citer quelques exemples comme la Staatskapelle de Dresde, l’Orchestre Philharmonique de Berlin ou encore l’Orchestre Symphonique de Montréal. Parmi les chefs qu’il a côtoyé : Leonard Bernstein, Mstislav Rosptropovich, Nikolaus Harnoncourt… Il a également enregistré, une première mondiale, des œuvres jusque-là inconnues comme le Concerto dans le style hongrois de Liszt. Au festival Batumi, il jouera le Concerto pour piano de Ravel avec l’Orchestre Symphonique de Batumi.
Ne manquez pas les témoignages de ces deux piliers de la musique classique aujourd’hui, deux artistes aux parcours originaux et riches, invités de Laure Mézan ce mercredi à 13h.
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