Costa Gavras, de Z à A comme Argent

 Olivier Bellamy reçoit Costa Gavras dans Passion Classique

L’âge aidant, Costa Gavras prend de la distance. Son film Le Capital est évidemment une lourde charge contre l’argent facile et le monde de la haute finance, mais il s’autorise un ton léger, une ironie sarcastique, et même un brin d’empathie pour son héros. Cela va déplaire, c’est sûr. Comment peut-on parler légèrement d’un sujet aussi grave ! vont s’indigner certains. Sauf qu’il ne s’agit pas d’un cours ou d’une émission pédagogique, mais d’un film. Si Jean Renoir avait dit crûment ce qu’il pensait de la lutte des classes dans La Règle du jeu, regarderions-nous encore ce chef-d’oeuvre avec le même plaisir ? Comme disait (à peu près) Marcel Proust : déballer ses idées dans un livre, c’est comme offrir un cadeau en laissant le prix dessus.
Voici son programme :
Liebesleid de Kreisler
Scène pittoresque n° 2 de Massenet
« Dilette amici » (Vêpres siciliennes) de Verdi par Callas
Madeleines
A bicyclette, Montand
Angelique Ionatos L’Amandier
M.I.A. Bad Girls