Revivez le concert de Rudolf Serkin au Carnegie Hall (1977) dimanche soir
Dès ses années d’études, Rudolf Serkin (1903-1991) travailla avidement son instrument mais, à l’instar d’un Arthur Rubinstein, c’est seulement après avoir entendu Vladimir Horowitz qu’il en fit presque une obsession. Il avait beau être déjà lui-même un virtuose, son répertoire, au fil des années, s’était réduit à la musique allemande (de Mozart à l’Ecole de Vienne), avec une dilection particulière pour les sonates de Beethoven et de Schubert. Le pianiste aux lunettes d’astronome, qui conciliait les qualités de rigueur associées à un ravissement contagieux dans l’exécution, fit ses débuts américains à New York en 1936 en jouant le Concerto pour piano n° 4 de Beethoven et le Vingt-septième Concerto de Mozart sous la baguette de Toscanini.
En écho à la parution d’une monumentale édition Serkin (coffret Sony, 75 CD), c’est avec un récital donné à Carnegie Hall en décembre 1977, prélude à son 75e anniversaire, que débute notre Grand Concert du dimanche. Au programme, la Sonate n° 59 de Haydn, le Rondo K. 511 de Mozart, Sonate n° 26 « Les Adieux » de Beethoven et la Sonate D. 960 de Schubert. En complément, Francis Drésel nous propose la Fantaisie Chorale de Beethoven (dir. Peter Serkin, Marlboro 1981) qui concluait rituellement son Festival de Marlboro, le Concerto pour piano n° 20 de Mozart avec Claudio Abbado et Chicago (1978) ainsi que le Konzertstück de Schumann accompagné par Georg Szell et son Orchestre de Cleveland (1959).