… mais le « charme » au sens magique du terme, pas seulement comme on dit que la pharmacienne de son quartier n’en manque pas parce qu’on est pris d’une bouffée de chaleur qui n’a rien de météorologique dans son officine.
La voix de Claire Keim ressemble aux accords suspendus d’une mélopée de Debussy. Elle s’excuse de ne pas trouver les mots justes, mais comment lui dire qu’elle pourrait lire le Vidal, si elle était médecin, qu’on serait immédiatement guéri, sans même passer chez la pharmacienne justement.Mystère d’un timbre enveloppant et doux, beauté d’un léger voile que Salomé n’aurait nul besoin d’ôter pour rendre sa danse inoubliable. Sacha Guitry lui-même en aurait été tout tourneboulé et il l’aurait mise à l’affiche si Éric-Emmanuel Schmitt ne lui avait pas grillé la politesse dans sa dernière pièce.
Voici son programme :
– Mozart : Symphonie 40, 1er mvt
– Rachmaninov : Concerto n°1
– Beethoven : Sonate n°8 « Pathétique », 2e mvt
– Satie : Gnossienne n°1
Mes madeleines :
– « La chanson d’Hélène », extrait du film ‘Les choses de la vie’
– Bernstein : West Side Story, « Tonight »
– Pink Floyd : « Good bye blue sky »