Il y a moine et moine. Celui des poulardes et des liqueurs, le ventre rond, adepte de la sieste et des chansons à boire. Et puis celui des livres, des prédications, des auto-flagellations, des couloirs sombres et du silence. Dans la vie, Christophe Rousset semble appartenir à l’ordre sévère des seconds. Mais la musique lui inspire le sourire des anges quand il dirige ses chanteurs ou les larmes de l’extase lorsqu’il les écoute. Personnalité complexe et artiste de premier ordre, tout entier au service des oeuvres rares et des compositeurs mal connus.
Voici son programme :
– Edita Gruberova dans Mozart, airs de concerts (intégrale Decca « Schon die holde Frühling ») ou Giunia dans le Lucio Silla d’Harnoncourt
– Gardiner, un chœur de la Création de Haydn
– Herreweghe, un chœur de cantate de Bach
– Un air de Rossini par Joyce Di Donato
Madeleines :
– Un extrait de ‘Peer Gynt’ de Grieg
– Agnes Mellon dans ‘Atys’ de Lully
– Mozart par Stich Randall