D’abord Charles Pépin est un beau gars. C’est toujours un peu gênant de parler de la beauté quand on a un visage ingrat, comme de parler de l’humour sans être drôle. Ensuite, il est clair et enthousiaste. Et il sait sentir autant que penser ; c’est souvent difficile pour un philosophe d’accueillir le silence et de respecter le mystère, de dire peut-être ou je ne sais pas. D’être poète, c’est-à-dire de deviner sans avoir besoin d’expliquer.
Quand on dit « c’est beau », on n’a rien dit et pourtant on a dit plus que tout ce qu’on peut en dire. Si le rire éclaire soudain l’obscurité d’un être, la beauté réalise un miracle d’ombre et de lumière. C’est un p’tit coin de paradis où l’enfer a aussi sa place.
Voici son programme :
Concerto pour 4 pianos de Bach
Gnossienne n° 3 de Satie
Etude op. 10 n° 12 de Chopin
Sonate n° 2 pour violon et piano de Bach
Madeleines
“Rock’roll Suicide” de Bowie
“Magician” de Lou Reed
“What I’d say” de Ray Charles
Charles Pépin, un p’tit coin de parapluie…
Radio Classique