Charles Dantzig, vous avez dit chef-d’oeuvre ?

Pas facile de définir ce qu’est un chef-d’oeuvre qui par nature échappe à l’analyse. L’écrivain et poète Charles Dantzig a relevé le défi de manière littéraire et pas universitaire. C’est-à-dire par petites touches sensibles et non par un pesant pensum. Il élargit le champ de la littérature aux autres arts et en arrive à la danse comme un idéal entrevu : effort prodigieux de l’écrivain pour créer quelque chose qui s’élève dans les airs et qui parvient à une sorte de présent intemporel. Mais il existe de multiples sortes de chefs-d’oeuvre : des grands, des petits, des lourds, des légers, des forts, des fragiles, des chefs-d’oeuvre pour chaque moment de la vie, des chefs-d’oeuvre qui disparaissent comme les étoiles, d’autres qui apparaissent dans une sorte de chaîne ininterrompue où la création humaine tutoie le divin. Avec érudition et subjectivité, Charles Dantzig nous emmène dans son jardin secret littéraire et c’est cela au fond que nous attendons d’un écrivain : qu’il crée un théâtre d’ombres qui prennent chair en nous et qui se mélangent à la vie, à nos rêves, aux grands amours de notre vie. Comme disait tristement Oscar Wilde : je ne me suis jamais vraiment remis de la mort de Lucien de Rubempré.
Voici son programme :

1) Caldara, « Chi con sua cetra », dans Maddalena ai piedi di Cristo
2) Valse de l’Album pour enfants de Tchaikovsky
3) Field, Nocturne n°1
4) « Duca, duca… ebben » Rigoletto de Verdi

4 « madeleines »

1) « Voi che sapete » des Noces de Figaro
2) « 4 Chords of the Apocalypse » de Julian Casablancas
3) Satie, Gnossienne n°1
4) Joel Grey, « If you could see her » dans Cabaret