Ceci est vraiment une exposition de Magritte

Beaucoup disent que c’est l’exposition la plus attendue de la rentrée.

Ce qui est certain, c’est que cette virée dans l’univers surréaliste du célèbre peintre belge ne nous laisse pas indifférent et brouille tous nos repères. Magritte disait que « faire de la peinture était l’égal de la poésie et de la philosophie ». Il est obsédé par « La trahison des images » et toute son œuvre est traversée par une grande question : L’art est-il vérité ? Pour cela, il questionne les objets, les dissèque, les fait interagir entre eux malgré l’incongruité de leur association. C’est d’abord un parapluie avec un verre d’eau [Les Vacances d’Hegel, 1958], puis un homme dont les contours sont découpés dans un rideau [La Décalcomanie, 1966] ou une célèbre pipe qui n’en est pas une [La trahison des images, 1929]. Magritte fait de l’anti-conventionnel un véritable mode de vie,  lui qui a pourtant mené une existence simple aux côtés de sa femme Georgette, son amour de jeunesse. Le peintre s’est largement inspiré des grands philosophes de son temps. Il était l’un des grands correspondants de Michel Foucault [dont Les mots et les choses, paru en 1966 fut une source d’inspiration majeure pour l’artiste] et d’Alphonse de Waelhens [Premier traducteur français d’Etre et temps de Martin Heidegger].  Magritte est un peintre-philosophe plein d’humour, un peu hitchcockien sur les bords !

Contempler son œuvre, c’est comme extirper sa conscience de la fameuse caverne où nos illusions gouvernent.
Cette rétrospective inédite jusqu’au 23 janvier rassemble une centaine de tableaux, de dessins et des documents d’archives. A voir absolument !