Pour ceux qui n’écouteraient que la radio ou qui se coucheraient particulièrement tôt, Frédéric Taddeï présente avec talent l’émission phare de France 3. Une quotidienne culturelle en deuxième partie de soirée. Une émission faite pour être vue et pas seulement pour être là… Naturellement charismatique, Taddeï ne fait jamais rien pour attirer l’attention et laisse parler ses invités. Le personnage est brillant, à tel point qu’il peut donner l’impression d’être content de lui, ce qui n’est pas forcément le cas.
Il est arrivé très décontracté à l’émission, mais il avait préparé : au point de se souvenir que Carmina Burana avait été créé à Francfort et non à Munich comme je l’avais imprudemment laissé entendre. Les animateurs de télévision ont une propension à absorber les informations les plus diverses avec une facilité (j’allais presque dire une virtuosité) qui m’a toujours étonné. J’ai eu plusieurs fois l’occasion de le remarquer. En ce qui concerne Frédéric Taddeï, chaque oeuvre ou presque lui rappelait une aventure féminine, qui avait été en même temps une initiatrice sur la carte du tendre des arts. C’était amusant, léger et d’un naturel finalement très étudié. Voici son programme :
Nocturne op. 55 n° 1 de Chopin par Samson François
MADELEINES :
« La the nana » de Leo Ferré
Thème instrumental de New York New York
PROGRAMME : Lied de Schubert par Margaret price Extrait du Messie d’handel carmina burana de carl orff Soeur Marie Kerouz Chants sacrés melchites Bach : Cantate Ich habe genug Concerto « Jeunehomme » de Mozart Don Giovanni de Mozart : La ci darem la mano