En intellectuelle puissante et sceptique, Catherine Clément ne croit pas en Dieu ou en Diable, mais les dieux et les déesses l’intéressent au plus haut point comme la faune, la flore, l’architecture, les us et coutumes des peuples. Elle est familière de leurs turpitudes comme de leur grandeur et des subtilités de leur caractère. Elle nous prévient qu’ils ont autant besoin de nous que nous dépendons d’eux. Voila qui rétablit l’équilibre : décrivez-les avec précision, connaissez-les intimement, ils cessent de nous faire peur. Elle s’amuse des pouvoirs que nous leur prêtons et nous les présente comme de vieux amis dans une galerie cosmique des ancêtres. Balzac nous a appris la comédie humaine, Catherine Clément nous plonge dans celle tout aussi réjouissante des divinités, qu’elles s’appellent Kundalini, Pan, Jizô ou Dionysos, qui s’ébattent par-delà le bien et le mal et que la modernité laissent de marbre.
Voici son programme :
– Tchaikovski : Eugène Onéguine, le tout début
– Moussorgski : Assassinat du Prince Khovanski dans La Khovantchina
– Bellini : L’arrivée d’Elvira dans l’acte 2 des Puritains
– Une zarzuela chantée par Victoria de Los Angelès
Madeleines :
– Julien Clerc : « La belle est arrivée »
– Birgit Nilsson dans Tristan et Yseut
– Rameau : Les Indes Galantes, ‘Forêts paisibles’