Il a quelque chose de médiéval, Renaud Capuçon, à l’image de cette vieille chanson française. Mi-chevalier, mi-troubadour. Un côté idéaliste et va-t-en-guerre. Prêt à croiser le fer ou l’archet pour défendre ses valeurs. Assez humble pour se fondre dans la fosse d’orchestre le temps d’une représentation de Capriccio, mais suffisamment orgueilleux, quoique bon chrétien, pour ne pas tendre la joue gauche quand on lui a souffletée la droite. Bombant le torse par esprit chevaleresque et baissant les yeux devant sa Dame. Provincial par nature, international par destin, mais si peu parisien au point qu’il est volontiers la cible des langues fourchues et qu’il en perd son latin. Qu’importe le Diable et ses ruses puisqu’à l’image d’Alain Cuny transformé en statue dans Les Visiteurs du soir de Carné-Prévert, il a, grâce à la musique et la candeur en bandoulière, « le coeur qui bat, qui bat, qui bat… »
Voici son programme :
Bastien et Bastienne de Mozart Debut –
Mozart raconté aux enfants par Gerard Philipe –
double concerto bach ferras/menuhin
Classiques
Strauss scene de la lune de Capriccio
Brahms sextuor n°1 1er mvt Stern, Casals…
Beethoven romance en fa Ferras (nouveau cd DGG)