On reconnaît immédiatement l’univers de Bruno Coulais. Même s’il s’en va chercher son inspiration ailleurs que dans ses marmites, et qu’il va tremper son pinceau dans des palettes éloignées de son pré carré. C’est probablement ce qui s’appelle avoir un style. Le travail consistant dès lors à épurer plutôt qu’à rajouter, à élaguer plutôt qu’à empiler, car la vérité n’a jamais peur de la nudité et le beau sentiment n’a nul besoin d’adjuvant.
Voici son programme :
– Mahler, Rückert Lieder, « Ich bin der welt abhanden gekommen », par Kathleen Ferrier et Bruno Walter
– Debussy, Images, « Reflets dans l’eau », par Michelangeli
– Bartok, Concerto pour piano n°2, « Allegro Molto », par Ferenc Fricsay et Géza Anda
– Ligeti, Six Bagatelles pour quintette à vents, « Allegro con spirito », dirigé par Claudio Abbado
3 Madeleines :
– Jacques Dutronc, « Paris s’éveille »
– Mozart, Sonate en la mineur, « Presto », par Dinu Lipatti
– Jeanne Moreau, « J’ai la mémoire qui flanche »