Boris Cyrulnik, renaître de ses souffrances

Du passage de Boris Cyrulnik dans Passion Classique, je retiens deux idées fortes entre mille, car sa parole est d’une grande richesse. D’abord la soumission. L’homme cherche à se soumettre. C’est sa pente naturelle et c’est du pain béni pour les dictatures, pour la pensée unique, etc. Les artistes, plus que les intellectuels qui s’enferment trop dans des systèmes, ont cette fonction de résister à l’uniformisation. Historiquement, j’ajouterais les Juifs. Le peuple, pas les religieux. Voilà pourquoi « le salut du genre humain est solidaire de la destinée des Juifs » (Léon Bloy). Boris Cyrulnik ajoute les psychologues. Pourquoi pas. Deuxième idée forte qu’il emprunte à René Girard, immense philosophe catholique : la théorie du bouc émissaire. Quand l’homme veut échapper à la soumission, il se soumet à une autre tentation, celle de désigner un coupable. C’est le riche ou le patron pour l’extrême-gauche. C’est l’étranger pour l’extrême-droite. Deux erreurs fatales qui empêchent d’avancer les yeux ouverts et l’esprit vif.
Voici son programme :
Ses chansons « madeleines » :
– Clopin clopant, de Jean Sablon
– Theolonious Monk
– Es Brennt (chanson Yiddish)

Ses musiques classiques :
– Tosca de Puccini (Le 3ème acte)
– Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach
– Carmen (2ème Acte, solo de flûte)
– Cavaliera Rusticana de Mascagni (Messe de Pâques)