Bernard Minier, en cas de Mahler

Écrivain publié sur le tard, Bernard Minier est un exemple de constance, de courage et d’obstination qui n’a jamais rien demandé à personne avant de connaître le succès et de porter haut les couleurs de l’édition française. Rappelant le mot de Milan Kundera pour qui le roman est affaire de complexité dans un monde où la tentation du simplisme s’affirme toujours plus brutalement, il a créé un héros récurrent habité par la musique de Gustav Mahler. Lui-même est un érudit en la matière et connaît son Chant de la terre comme sa poche. Mais le thriller impose son propre rythme, sa propre mécanique auxquels on ne peut se soustraire. Dans ce cadre moins rigide qu’il n’y paraît, mais rigoureux, il est encore possible d’inventer avec passion et intelligence. La preuve !

Voici son programme :

– Mahler : Symphonie n°5, adagietto

https://www.youtube-nocookie.com/watch?v=Ata-b2QSU4o

– Ravel : Pantoum, trio

– Mahler : Symphonie n° 9, adagio, Leonard Bernstein (citée dans N’éteins pas la lumière)

– Giordano : Andrea Chénier, La Mamma morta (par Maria Callas)

Madeleines :

– Charles Aznavour : « Il faut savoir » (Live 1972)

https://www.youtube-nocookie.com/watch?v=0NiXoTOr49w

– Bruce Springsteen : « New York City Serenade »

– Etienne Daho : « Sur mon cou » (musique d’Hélène Martin, paroles extraites du Condamné à mort de Jean Genet)

https://www.youtube-nocookie.com/watch?v=edtHA3pLKy4