L’accordéon, il est tombé dedans quand il était petit. Fils d’un professeur de « piano du pauvre », comme disait Léo Ferré, Richard Galliano a aussi appris le trombone à coulisse au Conservatoire de Nice. Fou de jazz et de rythmes brésiliens, il est monté à Paris et a rencontré Claude Nougaro. La suite, on la connaît. Le génial instrumentiste à la voix chantante a donné ses lettres de noblesse à l’accordéon en l’imposant dans les clubs de jazz au même titre que le saxophone ou la trompette. Il l’a tiré de la valse musette et du flon-flon où, ne méprisons pas l’art populaire, il a encore de beaux jours devant lui. Plutôt que de passer chez Pascal Sevran en montrant ses dents blanches et en faisant danser les mamies, Richard Galliano a joué avec les plus grands du jazz, de la variété et même de la musique classique pour des rencontres exotiques avec Jean-Marc Phillips and co. Les mamies ne lui disent pas merci, mais la musique lui en sait gré. Son dernier disque consacré à Bach est un bijou. On attend de pied ferme son projet Vivaldi !
Voici son programme :
Concerto pour violon et hautbois de Bach (accordéon et cordes)
Madeleines
Barbara ; Mon enfance
Piazzolla : Milonga del angel
*Sivuca : Tico Tico
Morceaux classiques
Chopin : Valse en La min par Raymond Trouard
Ravel : Prelude du Tombeau de Couperin ( Ozawa )
Chabrier : España (Bernstein)
Bach : Prelude et Fugue en do# Maj du Clavecin bien temperé par G.
Gould
Vivaldi : Concerto pour 2 violons op 3 ( version baroque )