1. « On m’a beaucoup parlé de votre émission, mais je ne la connais pas », m’a dit sincèrement Antoine Sfeir en arrivant. Et puis à la fin : « Eh bien, on montre ses tripes avec vous ! Je vous écouterai désormais ! »
Il faut dire que ce grand politologue a tout de suite joué le jeu, dès la première question, acceptant de nous livrer une part de son intimité et partageant une vision humaniste du monde où la voix de la France a un regard et des convictions fortes à défendre.
2. Samedi, j’étais à Angers, ville de mes débuts pour y présenter mon « Entretien avec Mozart » à la librairie Richer, avec le concours d’Antoine Boussin, son directeur qui a brillamment mené l’entretien. J’ai eu le bonheur d’y retrouver tous mes amis. Françoise Deroubaix (l’une des meilleures plumes que je connaisse) avec qui j’ai animé une émission de musique classique sur Radio Oxygène pendant dix ans, Jacky Leclerc qui dirigeait la station en patron avisé et éclairé, Jean-Luc Viala qui animait les matinées avec un talent époustouflant et qui donnait le sourire aux plus grincheux, Minoue et son humour ravageur, Jean Goblet qui dirigeait le bureau angevin de La Nouvelle République du Centre-Ouest avec enthousiasme et autorité, Solange de Ouest-France, Annie Guichard la fille du grand acteur et metteur en scène régional Jean Guichard, Nicole Chardon qui était l’assistante particulière du regretté Jean Sauvage patron du Département, Nicole Vaubourg fidèle au Festival d’Anjou. Et même mon professeur de piano, Simone Carrère qui m’impressionnait beaucoup, qui vivait la musique par tous les pores de sa peau et que ma paresse et mon manque de technique désespérait. Et puis Jo Pinture, peintre de génie, et mes chers amis Claude Eas et Philippe Rouillard. Au moment des dédicaces, des auditeurs sont très gentiment venus me dire quelques mots. Et une dame m’a dit : « Vous ne me reconnaissez pas ? Pourtant, vous êtes avec moi, sur mon canapé, chaque soir à 18 h ! » J’en ai bien ri.
Voici le programme d’Antoine Sfeir :
– Messe en si mineur de Bach – Version du Concert des Nations de Jordi Savall (Nº 10 – Qui sedes ad dextram patris)
– Sempre libera (La Traviata) – Version de la B.O. du film Le Maitre de Musique, de Gerard Corbiau
– Nidaa Abou Mrad, Ensemble de musique classique arabe – Album Wasalat (nº 10 – Taqsim Hijaz)
– La Donna e mobile (par les trois ténors Carreras, Domingo, Pavarotti).
Madeleines :
– La mauvaise réputation, de Brassens
– Le Chant des Partisans par Montand
– Blue Moon, par Ella Fitzgerald