Professeur au Collège de France et à l’Université Columbia de New York, Antoine Compagnon a passé une grande partie de sa vie à étudier Baudelaire, Proust et surtout Montaigne. Son dernier ouvrage, Un été avec Montaigne, est un grand succès de librairie. L’auteur des fameux Essais constitue une passion française. Non parce qu’il a donné son nom à l’une des plus belles avenues de Paris (encore que ça compte), mais parce qu’il incarne le scepticisme, l’esprit moral hors des systèmes et des dogmes, la liberté de pensée et une sorte de mise en perspective de soi qui se poursuivra avec Rousseau, Proust et qui tente de comprendre le monde à travers l’intime. Si « la montagne est belle », comme chante le poète, Montaigne nous aide à la gravir.
Voici son programme :
– Beethoven : Bagatelles, op. 126, n°3 (par Glenn Gould)
– Schumann : Davidsbündlertänze, op. 6, (par Murray Perahia, son 1er disque, 1973)
– Schubert : Quartettsatz n°12 en ut mineur, D. 703 (par le Takács Quartet)
– Chopin : Études, op. 25 (par Maurizio Pollini)
Madeleines :
– The Rolling Stones : « 19th Nervous Breakdown » (1965)
– Serge Gainsbourg : « New York USA » (Gainsbourg Percussions, 1964)
– Ornette Coleman : « First Take » (Free Jazz, 1961)