« Tout homme a deux pays, le sien et la France » a dit Thomas Jefferson, troisième président des États-Unis. Du fond de sa Sibérie natale, l’écrivain Andreï Makine semble l’avoir entendu, d’abord par la voix de sa grand-mère qui lui chantait Aux marches du palais. Prix Goncourt pour Le testament français qui a reçu également le Goncourt des Lycéens et le prix Médicis, il vient de rendre hommage à Jean-Claude Servan Schreiber, bien oublié à 96 ans, alors qu’il a servi la France en 1939-41, avant d’être renvoyé chez lui comme juif, selon les lois de Vichy, puis de s’engager dans la Résistance. Un destin admirable que raconte magnifiquement Andreï Makine.
Je viens de recevoir un mot d’une petite écriture fine et assurée : « Excusez mon retard ! Je tenais à vous remercier de m’avoir cité formellement lors d’une de vos récentes émissions de radio. Bien sincèrement vôtre. Un vieillard. JC Servan-Schreiber. »
Voici son programme :
– Tchaïkovski : Juin (Les Saisons)
– Khatchatourian : Danse du sabre
– Saint-Saëns : Introduction et Rondo capriccioso
Madeleines :
– Aux marches du palais
– Les bateliers de la Volga
– Malbrough s’en va-t-en guerre