André Lorant, Budapest, Balzac et la musique

1. Né en 1930 à Budapest, André Lorant a porté l’étoile jaune en 1944. Considéré comme « ennemi de la classe ouvrière » en 1956, il a émigré en France et s’est passionné pour le roman balzacien dont il est devenu l’un des grands spécialistes. Auteur encyclopédique, écrivain à la puissance de travail légendaire, Balzac ne s’est pas contenté de dépeindre la société de son temps mieux qu’aucun de ses contemporains, il a abordé tous les genres (réalisme humain, social et poétique, fantastique, mysticisme…) avec une force prométhéenne. Sans Balzac, il n’y aurait peut-être pas eu Flaubert, Proust ou Dostoïevski (qui avait tout lu à seize ans). Il a été le Beethoven de la littérature.
André Lorant nous a magnifiquement parlé de la vie musicale à Budapest après la guerre : Annie Fischer, Klemperer…
2. C’est avec tristesse que nous apprenons la disparition du baryton Dietrich Fischer-Dieskau qui a aussi bien chanté l’opéra allemand, le lied, que l’opéra italien. Et également celle de la pianiste France Clidat, surnommée « Madame Liszt », que nous avions reçue dans Passion Classique.
Voici son programme :
Les “madeleines”:

• HOMMAGES: évocation d’Annie Fischer Sonate Waldstein de Beethoven, Rondo
• Klemperer à Budapest: La Flûte enchantée (acte I, extrait du quintette n°5, scène de la flûte et du carillon, disque n°1, plage 6 (à partir de 4’40)
° Fidelio acte I, n°3, (quatuor en canon) , disque 1, n°6, 4’ (Klemperer)

– prière de Moïse de Rossini, disque n°2, 2O – 5’

L’avant-dernière scène de Don Giovanni, Mitropoulos, 3e disque, n°7 –5’

3e symphonie (2nd mouvement, début de la partie médiane) (Thieleman)

6. Robert le Diable, de Meyerbeer (cabalette d’Isabelle, June Anderson)