A l’Académie française, il a succédé à Claude Lévi-Strauss et a été reçu par Jean-Christophe Rufin. Ecrivain franco-libanais, il est aussi le librettiste de Kaija Saariaho. Amin Maalouf vient nous voir ce soir
Ses origines
Amin est le second de quatre enfants. Sa mère est originaire d’une famille de la montagne libanaise, famille d’enseignant par tradition depuis la génération des arrières grands-parents. Sa grand-mère maternelle est turque et son grand-père chrétien maronite. C’est donc dans une mixité de religion que l’enfant a grandi.
La culture du nomadisme qui habite son œuvre s’explique sans doute en partie par cette multiplicité des patries d’origine de l’écrivain, et par cette impression d’être toujours étranger : chrétien dans le monde arabe, arabe en Occident.
Sa carrière d’écrivain
Après avoir été journaliste, il rencontre son premier succès en librairie en 1986 avec le roman « Léon l’Africain », et décide alors de se consacrer à la littérature. Il obtient en 1993 le prix Goncourt pour « Le Rocher de Tanios » et entre à l’Académie Française en 2011.
Amin Maalouf viendra en particulier nous parler de son dernier essai Naufrage des Civilisations. Il y fait œuvre à la fois de spectateur engagé et de penseur, mêlant récits et réflexions, racontant parfois des événements majeurs dont il s’est trouvé être le témoin, puis s’élevant en historien au-dessus de sa propre expérience afin de nous expliquer par quelles dérives successives l’humanité est passée pour se retrouver ainsi au seuil du naufrage.