Alain Corneau, du jazz au baroque

Alain Corneau a réalisé quelques-uns des plus grands films noirs du cinéma français : Police Python 357, Série noire, Le choix des armes. Mais on lui doit également ce bijou inclassable qu’est Tous les matins du monde sur les rapports entre le compositeur Marin Marais (Gérard Depardieu) et son maître Sainte Colombe (Jean-Pierre Marielle) et dont le succès en Europe a émerveillé Woody Allen.

Alain Corneau est un vrai mélomane, cultivé, passionné, intelligent. Le retrouver dans L’invité classique ravit les connaisseurs et séduit tout le monde car il n’a pas son pareil pour rendre accessible ce qui est complexe. Venant du jazz (il a failli devenir musicien), il est tombé avec délices sur la planète de la musique baroque en pleine explosion et en a suivi toutes les innovations, tous les soubresauts avec gourmandise. Son programme était composé des morceaux, qu’il venait de découvrir ou de redécouvrir à la faveur d’une interprétation nouvelle, mais aussi des disques qu’il écoutait le plus souvent au moment de composer son programme. Ses commentaires ne trahissaient pas seulement une somme de connaissances, mais une culture en mouvement, libre, riche.

On le réinvitera. Pas vrai ?

Voici son programme :

Purcell : célèbre marche des Funérailles de la Reine Mary (BO de Orange Mécanique)

Madeleines

Ode de Ste Cécile de Purcell « Nature voice » (Deller)

Stravinsky : Le Sacre (par Stravinsky)

Beethoven : Symphonie n° 9 – scherzo – Furtwängler/Berlin/ 42

Programme

Purcell : Ode à Ste Cécile « Nature Voice » cette fois-ci par Gardiner

Bach : Cantate BWV 105 (A114, n° 13) (Virgin)

Vêpres de Monteverdi par Jordi Savall

Marin Marais : Alcione « La tempête » par Minkowski

Mozart : Air de Concert « … odio » plage n° 7 par Gruberova/Harnoncourt

Jaroussky : « Heroes » air de Vivaldi

De Grigny : 1er livre n° 11 (Michel Chapuis)