A choeur ouvert

1. Patrick de Chirée est médecin, spécialisé dans le traitement de la douleur, à l’hôpital d’Auch dans le Gers. Une région où souffrir est considéré comme un un crime contre l’humain. Il est aussi musicien, fondateur de l’excellent festival « Eclats de voix »et président du Centre régional d’art polyphonique, qui tire les chanteurs amateurs vers le haut. 

Pour la journée du Bien Etre sur Radio Classique, Patrick de Chirée s’est révélé un excellent choix. Plutôt que d’évoluer sur des thèmes à la mode, mollement new age, légumes verts, encens et yoga, on a pu parler de vrais sujets. Notamment la mort. Il est opposé aussi fortement à l’acharnement thérapeutique, prôné par des extrêmistes de la médecine, qu’à l’accélération du processus, panacée d’associations qui confondent dignité et narcissisme. C’était un bonheur de l’entendre parler avec passion et modération de sujets graves et sensibles. 

On a bien compris que la musique participait au bien-être, même si son pouvoir s’étend largement au-delà de cette notion un peu trop « bobo ».

2. Ne manquez pas l’émission avec l’immense cantatrice Teresa Berganza, lundi prochain, lundi de la Pentecôte. Surtout le passage où elle parle de son père (madeleines) et celui où elle évoque sa relation avec Maria Callas. 

3. A l’auditrice qui me reproche avec humour un brin de muflerie en stigmatisant le papier où j’écris que Michèle Fitoussi est journaliste à Elle « depuis des lustres », je lui rappelle qu’un « lustre » équivaut à cinq ans et qu’on peut très bien (si l’on n’a pas l’esprit mal tourné) en conclure qu’elle y travaille depuis au moins dix ans. Ce qui s’apparenterait finalement à de la galanterie.

4. A Brunel : oui, c’était bien moi à la terrasse d’un café près de la salle Pleyel, vous n’avez pas reconnu Julie Depardieu à mes côtés ? Elle est la petite soeur que j’aurais adoré avoir (en gardant mes parents à moi). Nous sortions du concert donné par Vadim Repin avec Valery Gergiev.  Merci de prendre soin de ma santé. C’est vrai que je travaille beaucoup, mais dès que je lis des messages d’amitié, comme le vôtre, sur ce blog, ça me redonne du courage.