Véronique Gens, la voix royale

Elle est de la génération des pionniers du renouveau baroque en France en ayant chanté une « source » dans le fameux Atys de Lully dirigé par William Christie. Depuis, elle a fait son chemin. Jean-Claude Malgoire l’a convaincue qu’elle pouvait chanter Mozart et elle est devenue l’une des plus belles Elvire (Don Giovanni) de son époque. En attendant d’aborder Richard Strauss, la suite naturelle, elle incarne les grandes tragédiennes de l’opéra sur tous les continents.
Pourtant, l’Opéra de Paris la sollicite pour la première fois. Ce sera l’année prochaine dans Elvire. Sans vouloir ouvrir un lourd dossier sur les rapports entre les chanteurs français et notre « Grande Boutique » (Régine Crespin en a beaucoup souffert), on ne peut que se réjouir de cette décision.
Voici son programme :

Madeleines:

-Margareth Price  » Dove Sono » Figaro Comtessa
-Tosca choeur d’enfants du début du premier acte
-Anne Sylvestre fabulettes

-Russalka Dvorak Renée Fleming  » ode à la lune »
-Andrea Chesnier Callas air du film « Philadelphia »
-Mozart concerto pour clarinette en La KV 622 adagio


P.S.- Merci à tous les auditeurs qui se sont déplacés en masse à l’Opéra de Dijon pour une belle émission avec Laurent Joyeux. L’accueil chaleureux des habitants de la ville natale de Jean-Philippe Rameau nous a émus. David Grimal et ses Dissonances ont ensuite joué une extraordinaire Symphonie n° 2 de Beethoven à l’auditorium qui sonne comme un stradivarius.