Nicolas Courjal

Ce lundi 20 mars à 20 heures, Laure Mézan reçoit la basse Nicolas Courjal qui chante en mars et en avril dans trois opéras à l’Opéra de Marseille.

Le premier amour de Nicolas Courjal fut le violon, qu’il étudia au conservatoire de Rennes, avant de rencontrer le chant et l’opéra qui eurent sa préférence. Après un passage au Théâtre National de l’Opéra-Comique , il intégra l’Opéra de Wiesbaden en Allemagne. La fin des années 90 fut pour lui l’occasion de faire résonner sa voix dans de nombreuses maisons d’opéras françaises, à Toulouse, à Montpellier, à Rennes, à Avignon, à Nice, au Théâtre du Châtelet ou encore à l’Opéra Bastille. A l’étranger, Londres et Venise l’accueillent à bras ouverts et c’est l’Irlande et son festival de Wexford qui le couronnèrent du prix Arnhold pour son rôle dans Sapho de Jules Massenet.

L’année 2017 semble lui être dès plus profitables car il endosse des rôles clés dans plusieurs productions jouées à l’Opéra de Marseille. Ainsi, on le retrouve dans l’opéra russe Boris Godounov de Modeste Moussorgski, dans l’opéra italien Capellio des Capuleti e i Montecchi de Vincenzo Bellini et dans Don Carlo de Verdi.

S’il est aujourd’hui si demandé c’est que l’âge a fait murir sa voix. Nicolas Courjal explique qu’à « 20 ans, une jeune basse n’est pas prête à aborder les grands rôles du répertoire, ni vocalement, ni physiquement, car ils demandent de la matière, du vécu, de l’expérience ». Il accueille donc les années avec bonheur et sérénité car « à partir de 40 ans on commence à pouvoir envisager les grands rôles de basse ». Il nous parlera avec enthousiasme de ses nouveaux projets et des productions auxquelles il participe à l’Opéra de Marseille, ce soir dans le Journal du Classique.

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