Jean-Claude Petit sans cinéma

Avec sa tête d’acteur, il aurait pu jouer les personnages inquiétants chez Hitchcock. Mais comme il a appris le solfège avant de savoir lire, grâce à un père instituteur qui adorait la musique, il est devenu musicien. Pianiste au Blue Note dans son adolescence, il a joué avec de grands jazz-men américains de passage et y a rencontré Samson François, le noctambule. Bardé de premiers prix de fugue et d’harmonie au Conservatoire de Paris, il a gagné sa vie comme pianiste de Claude François et arrangeur des chansons de Michel Sardou, Serge Lama, Johnny Hallyday, Alain Souchon… Nègre musical pour les films de Michel Magne, il a commencé à signer ses partitions au cinéma à trente-six ans. La suite, on la connaît : Jean de Florette et Manon des Sources pour Claude Berri, Cyrano de Bergerac (premier César !) pour Jean-Claude Rappeneau, Beaumarchais l’insolent pour Edouard Molinaro… Et puis les films de Gérard Mordillat…
Jean-Claude Petit fait partie de ces compositeurs qui se mettent au service d’une oeuvre tout en possédant son propre style. On a hâte d’entendre son opéra (à Marseille, en 2014), d’après Colomba de Mérimée, avec Béatrice Uria-Monzon et Jean-Philippe Lafont.
Voici son programme :

Madeleines:
Rhapsody in Blue(Gershwin)
« Sans famille »
Concerto à la mémoire d’un Ange(A Berg)

Oeuvres classiques:
Concerto en sol de Ravel – 2e mvt par Martha Argerich,
Tout un monde lointain de Dutilleux par Rostropovitch – 5e mvt
La grande Fugue de Beethoven(quatuor à cordes)
Symphonie No 8 de Chostakovitch (Mravinski / Leningrad) – 3e mvt
Glenn Gould dans L’art de la fugue (Bach)

Mélodies d’amour :
Ça commence par un rêve d’enfant(extrait de 36 front populaire)par Julien
Clerc,
Miles Davis et Bill Evans dans Aranjuez
Un extrait de ma musique de la série télévisée de Gérard Mordillat Les
vivants et les morts diffusée en novembre dernier