La musique calme les enfants turbulents. Fils d’une chanteuse et d’un compositeur libanais, Abdel Rahman El Bacha a trouvé avec le piano un moyen de canaliser son énergie débordante. Son grand talent l’a conduit à quitter Beyrouth pour le Conservatoire de Paris, à seize ans, et à travailler avec Pierre Sancan avant de remporter le 1er prix du Concours Reine-Elisabeth de Bruxelles.
Beethoven et Chopin demeurent ses compositeurs fondamentaux – « le ring et le yang de la musique », dit-il – mais sa curiosité musicale est vaste et il vient d’enregistrer un superbe disque consacré à Prokofiev chez Mirare.
Musicien intègre et profond, il possède à la fois une sensualité orientale et un sens de l’architecture très européen.
Voici son programme :
Ouverture du Prince Igor de Borodine
Pavane pour une infante défunte de Ravel, version pour orchestre;
mouvement lent de la 2eme Symphonie de Schumann,
Sonate n° 2 de Prokofiev (finale)
Pour les 3 madeleines:
Brel « ne me quitte pas »,
Aznavour « mourir d’aimer »,
une chanson de Lata Mangeshkar : Raja Ki Aayegi Barat