Tous les week-ends, Olivier Bellamy revient sur un grand invité de la semaine de Passion Classique et partage avec vous la lettre qu’il lui a dédiée. Découvrez ce portrait de la semaine et réécoutez l’émission dans son intégralité
Cher David Foenkinos,
Aujourd’hui les parents ne rêvent que d’offrir le meilleur à leurs enfants. Les meilleures écoles, une nourriture équilibrée, un environnement peu pollué et des loisirs : du sport, de la musique, de la danse, et puis un ordinateur, un téléphone portable, des jouets. Rien n’est assez beau pour ces petits chérubins.
En fait, ce qu’on peut souhaiter de mieux à un enfant, c’est d’avoir la chance d’être à l’hôpital durant une période suffisante pour qu’une vraie passion naisse afin d’enrayer l’ennui.
C’est ce qui vous est arrivé. Alité à seize ans pendant plusieurs mois à cause d’une maladie rare, vous avez contracté un virus bien plus terrible, celui de la lecture, qui a changé votre vie. L’ennui c’est que vous avez aussi succombé à la maladie de la musique qui vous a atteint d’une telle façon qu’il a failli vous pousser dans les salles de concert plutôt que dans les librairies.
Vous pensiez peut-être être à l’abri des maladies en venant à Radio Classique. J’ai le regret de vous dire que nous allons échanger joyeusement tous nos virus et subir de violentes rechutes d’envies de lire, d’écouter de la musique, d’aller au cinéma. Comme disent les jeunes : ça va être mortel !
Olivier Bellamy
Réécoutez l’interview complète de David Foenkinos par Olivier Bellamy en cliquant ici