Sonya Yoncheva chante Haendel

Incursion en territoire baroque
Cleopatra, Alcina, Agrippina… : Sonya Yoncheva endosse la tunique tragique dans son nouvel album consacré aux héroïnes nées sous la plume de Georg Friedrich Haendel (1685-1759). En réalité un retour aux sources pour cette artiste lyrique formée très tôt à la musique baroque, mais que le public associe trop hâtivement au répertoire vériste. Rebelles, maîtresses de leur destin, parfois vipérines, les figures incarnées par la soprano bulgare sont bien constituées de chair et de sang : la femme blessée perce toujours sous la cantatrice, de même que l’émotion affleure à la surface d’une musique éminemment dramatique. La mezzo-soprano Karine Deshayes, en compagnie de laquelle Sonya Yoncheva enregistra récemment le Stabat Mater de Pergolèse chez le même éditeur, lui apporte la réplique dans deux duos extraits de Theodora et de Rodelinda.

Sonya Yoncheva (soprano) chante Haendel. Karine Deshayes (mezzo-soprano), Academia Montis Regalis, dir. Alessandro de Marchi (1 CD Sony).

Vous avez aimé cet article ?

Téléchargez l'application
et prolongez l'expérience avec nos webradios musicales.

Téléchargez l'application