Un Géant de la baguette
Géant de la baguette pour les uns, gourou surestimé pour les autres, Sergiu Celibidache fut nommé en 1979 chef principal de l’Orchestre Philharmonique de Munich dont il fit l’un des meilleurs du monde ; il le restera jusqu’à sa mort. Essentiellement symphonique et concertant, son répertoire écartait l’opéra. Quant au principe de l’enregistrement, l’on sait que Celibidache y fut opposé, considérant les micros inaptes à restituer une expérience unique qui se vit dans l’immanence de la salle de concert. Cela n’a pas empêché ses descendants d’autoriser, après sa mort en 1996, la publication des concerts mythiques de ce magicien des sons réputé pour ses tempos spécialement étirés.
Au sommet de son art, ces deux concerts nous donnent à l’entendre à la tête de son orchestre bavarois dans la Symphonie « Inachevée » de Franz Schubert (30 septembre 1988) et la Symphonie « Du Nouveau Monde » d’Antonin Dvorak (16 juin 1985).
Sergiu Celibidache dirige l’Orchestre Philharmonique de Munich dans la Symphonie n° 8 « Inachevée » de Schubert et la Symphonie n° 9 « Du Nouveau Monde » d’Antonin Dvorak (1 CD MPHIL)