Le cristal scintillant de son timbre n’entrave en rien l’émotion que Sandrine Piau éveille chez l’auditeur dans certains airs élégiaques et purs. Contrairement à certaines artistes éminentes qui tentent de repousser les limites imposées par la nature de toutes leurs forces (Callas, Dessay, chacune dans son genre), elle accepte son destin de soprano léger. Elle demeure un rossignol au plumage toujours brillant sans se donner des coups de… martinet pour chanter comme un aigle royal. C’est toute la différence entre l’idéal du XVIIIe siècle qui repose sur une acceptation de la réalité, des codes, et une héroïne tragique du XIXe siècle.
Voici son programme :
1) Britten: the turn of the screw
( j’ai eu la chance de chanter Flora en concert quand j’étais à la maîtrise de Radio France vers 11ans
n’importe quel passage mais si possible le thème de Miles .
2) Bartok: Musique pour cordes percussions et Celesta
3) Nina Hagen African reggae ou Natureträne.
pour les 4 oeuvres classiques
1)premier choeur de la Matheus passion ( Herreweghe)
2) Sergey Prokofiev concerto N1 en ré dièse majeur ( lento) par Lise de la Salle
3) les Altenberglieder de Berg par Margaret Price