A travers ce roman, Laurent Seksik tente de découvrir les secrets qui entourent le père de Romain Gary, figure qui a tant manqué à l’écrivain. Comme il l’avait fait en écrivant « Les derniers jours de Stefan Zweig » ou « Le cas Eduard Einstein », Laurent Seksik poursuit ici ses grandes enquêtes sur les personnages emblématiques et énigmatiques de notre époque.
« On associe le génie de Gary à sa mère, l’énigme Gary c’est son père » affirme Seksik. Romain Gary, c’est « La promesse de l’aube » publié en 1960, un roman autobiographique qui raconte sa jeunesse auprès de sa mère. Romain Gary c’est aussi l’incroyable gagnant d’un premier prix Goncourt, pour « Les racines du ciel » puis d’un second en 1975pour « La Vie devant soi », sous le nom d’emprunt « Emile Ajar ». Romain Gary est également un diplomate, né à Vilnius, qui connait l’horreur de la Seconde Guerre Mondiale et dont les rescapés hantent ses œuvres.
Selon Laurent Seksik, l’énigmatique personnalité de Romain Gary et l’origine de son génie seraient cachés dans la figure paternelle manquante. De ce père inconnu seraient nés tant sa mélancolie que son exaltation, son émotivité intense et son désespoir, tout comme sa tendance au mensonge. Gary se disait fils d’Ivan Mosjoukine, l’acteur russe le plus célèbre de son temps. Il a bâti une légende autour de la figure de son père, bien loin de la réalité familiale. Dans ce huitième roman, Seksik se glisse 24 heures dans la peau de Romain Gary pour percer le mystère de cet auteur, déchiré dès l’enfance par l’absence d’un père, l’exigence d’une mère et un monde habité par la violence.
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