« Un pianiste qui rend heureux ! » (Olivier Bellamy)
Après un premier disque – unanimement salué par la presse – consacré aux Concertos pour piano et orchestre de Franz Liszt accompagné à la baguette par son père (Jean-Jacques Kantorow), Alexandre Kantorow livre ici son deuxième album pour le label Bis. Le pianiste d’à peine vingt ans y explore ses racines russes dans un programme qu’inaugure l’intimidante Sonate pour piano n° 1 de Serge Rachmaninov, inspirée par les trois grands caractères (Faust, Marguerite et Méphistophélès) du Faust de Goethe. L’intimité nostalgique de Méditation et Passé lointain offre une parenthèse salvatrice avant le très virtuose arrangement de trois extraits de L’Oiseau de feu de Stravinsky réalisé par Guido Agosti. Il appartient au non moins exubérant Islamey de Balakirev de refermer ce programme : une « fantaisie orientale » dont le compositeur eut l’inspiration à la suite d’un voyage au Caucase où il fut familiarisé avec la musique traditionnelle locale.
Alexandre Kantorow (piano) : « A la russe » (1 CD BIS)