Peter Gelb, élargir le public de l’opéra

Lorsque Peter Gelb a présenté son projet au conseil d’administration du Metropolitan Opera de New York, il a été tout de suite accepté. L’homme avait ses détracteurs : ne venait-il pas de la télévision ? n’avait-il pas promu le cross-over chez Sony Classical ? n’allait-il pas tuer, dévoyer, abaisser l’art ? Mais il avait réussi commercialement, tout en ayant eu la confiance de Karajan, d’Horowitz et des plus grands, et, en Amérique, il faut é-qui-li-brer le budget. Donc il a eu le poste.
Le résultat, c’est une politique toujours audacieuse sur le plan artistique, de très grandes stars, et un élargissement du public de l’opéra grâce aux retransmissions en direct et en HD de certaines représentations dans 54 pays du monde. Ainsi, pour 25 €, à Vannes, à Marseille ou à Metz, on peut avoir accès à de magnifiques représentations issues de New York. L’Opéra de Paris a mis du temps à prendre le train en marche, mais, par bonheur, il est également présent grâce à ses représentations de ballet portées par l’une des plus belles compagnies au monde.
Voici le programme de Peter Gelb :

Scene entre le roi Philip et le grand Inquisiteur dans Don Carlos de Verdi « Nell’ispano »

Madeleines
Tchaïkovski – Le final de l’ouverture 1812 – Karajan
Schumann – Les scènes d’enfants – Horowitz
Siegfried – La marche funèbre

Morceaux classiques
Dvorak : Rusalka – Le chant à la lune (version chantée par Von Stade lors du Sony Classical Dvorak Gala)
Adams – Le grand air du Doctor Atomic chanté par Finley