Patrimoine : VOYAGE À LA SOURCE D’UN MYTHE

Avec les «Années mono», Decca poursuit la réédition de son fabuleux catalogue.

"Orchestral and Instrumental Archives "… Pourquoi pas… Mais en regardant les titres et les interprètes, on sursaute : The Gingerbread Heart de Baranovic, Concerto pour alto de Beck , Colour Symphony, Concerto pour violon de Bliss et d’Elizalde, The Banks of Green Willow de Butterworth, Concertino de Françaix, Suite de ballet de Grétry… Voici ressurgi tout un répertoire qui a déserté les salles de concert. Qui plus est, ce coffret étant ordonné par interprètes, nous retrouvons des perles de la discographie, et avec elles l’occasion de goûter des couleurs d’orchestre saisissantes. Bartok avec Solti, Brahms avec Fournier, Albeniz et Turina par l’Orchestre du Conservatoire (direction Ataulfo Argenta), les Beethoven de Clifford Curzon et le Concertgebouw d’Amsterdam (direction Eduard van Beinum et Josef Krips), mais aussi Anatole Fistoulari dirigeant Johann Strauss, Gluck et Grétry, Hans Knappertsbuch dans la Symphonie n° 3 de Bruckner, les quatuors de Bloch avec les Griller, Friedrich Gulda dans les Variations Eroïca de Beethoven sans oublier le Quartetto Italiano… : que de (re)découvertes étonnantes dans des masterings réussis ! Bien documenté, le livret présente l’histoire de Decca : la mise au point d’un " son " unique et l’élaboration d’un catalogue qui sut capter les plus grands artistes de l’époque. Une vraie mine (Decca 53CD 4787946, CHOC) !