En invitant Olivier Todd, je pensais faire une émission autour d’Albert Camus. Sa biographie du grand écrivain, dont on fête le cinquantenaire de la mort, est un modèle du genre. Mais dix minutes avant l’émission, le journaliste qui porte bien ses quatre-vingts ans m’a dit : « On ne parle pas trop de Camus, hein ? » Entendez : j’ai déjà donné ! Donc on a aussi parlé de lui. A mi-parcours, il m’a glissé l’air inquiet : « Ce n’est pas trop personnel ce que je raconte ? » La subite pudeur du témoin de son temps qui craint qu’on ne l’accuse de se livrer à un déballage narcissique trop complaisant.
Voici son programme :
Morceau préféré: Sicilienne du concerto en ré mineur de Vivaldi transcrite
par Bach. Version piano par Tharaud chez Harmonia Mundi.
Madeleines:
L’Internationale, trouver une vieille version style Front Populaire en
français
Madrigal élizabethain « Captain Franck » à la viole de gambe
Bob Dylan » The Times they are a changing
Classique:
Chant grégorien par les Moines de l’Abbaye de Solesmes
Bach, Concertos Brandebourgeois n°2 en fa majeur BWV 1047 Andante Dir.
Neville Marriner
Mozart, Requiem, Lacrymosa, Dir. Giulini
Chopin, Fantaisie -mpromptu en do mineur par Tharaud
Strauss, Marche de Radetzky
Mahler Kindertotenlieder n°3 Nathalie Stutzmann