Nathalie Stutzmann, le naturel au galop

Si elle ne possédait pas une voix aussi étrange, Nathalie Stutzmann ne se serait peut-être pas engagée dans ce processus long et patient qui consiste à trouver le naturel, la clarté de l’expression, une sorte d’évidence organique dans la pulsation même de la musique. « Meurs et deviens ! » pour être totalement soi sans rien abdiquer de ses idéaux artistiques. La direction d’orchestre est arrivée au bon moment pour compléter cette maturité artistique, non quand la voix décline mais quand au contraire elle se libère de ses chaînes et accueille toutes les couleurs du texte, c’est-à-dire du sentiment intérieur, et qu’elle incarne tous ces affects plutôt que des les jouer. C’est le geste de la vie, c’est le souffle de l’amour.
Voici son programme :
Petites Madeleines :

Schubert Frühlingsstimme H. Hotter
Gounod Romeo et Juliette Alain Vanzo : Ah lève toi Soleil
Extrait d’operettes/ Erika Koth

Kleiber/Brahms Symphonie n°4 premier mouvement
Inger Södergren /Scarlatti Sonate en fa mineur L 118.
Wagner ouverture Tannhauser Karajan
Bizet Arlesienne