Il était l’un des plus grands acteurs du monde, l’un des plus populaires aussi. Avec un jeu vrai, sans truc, sans tic (à l’exception du « e » final appuyé qui a fait la joie des imitateurs), capable d’incarner les cruches, les paysans, les notaires, les salauds, les braves types avec un égal bonheur. Doté d’un égal mélange de folie et de rigueur, de fantaisie et de sobriété. Libre toujours.
Enfant, Michel Serrault voulait devenir prêtre ou clown. Il aura été comédien tout en se passionnant pour la musique, la photo, sa famille, les animaux, les fermettes à retaper. Il aimait le théâtre et ses amis tout en faisant rire sa femme aux larmes.
Avec son physique banal et son oeil vif, il aura été un M. Tout-le-Monde de génie. Le public n’est pas près de l’oublier.
Nathalie Serrault, sa fille, lui a rendu un hommage simple et émouvant.
Voici son programme :
– Mozart : Concerto pour flûte, harpe et orchestre en ut majeur, KV 299/297 (n° 2), l’andantino
– Hummel : Final du concerto (par Bernard Soustrot et l’orchestre des pays de Loire, direction Marc Soustro)
– J.S. Bach : Oratorio de Noël, L’ouverture n° 1: Coro, BWV 248 (par John Eliot Gardiner)
– Haendel : Dettingen Te Deum (The English concert Trevor Pinnock) n° 23 : » We will rejoice in Thy salvation »
Madeleines :
– Bande Originale du film « Mon nom est personne » d’Ennio Morricone : « Mucchio selvaggio »
– Barbra Steisand : « The way we were »
– Bande originale du film « Casino Royale » de Burt Bacharach : le thème à la trompette