Louis Lortie, qui s’y frotte s’y trip

Olivier Bellamy et Louis Lortie sur Radio Classique
Pianiste né à Montréal et vivant à Berlin, Louis Lortie n’est pas reconnu à sa juste valeur en France. Les spécialistes du piano le portent en très haute estime, mais les organisateurs tardent à l’inviter. Est-ce parce qu’il a un nom trop « français » ? Dans les années soixante, un pianiste hexagonal avait lancé en guise de boutade qu’il allait ajouter un « sky » à son nom pour être enfin invité à jouer dans son propre pays…

Non seulement Louis Lortie est un virtuose intimidant – ses Etudes de Chopin dénotent un art confondant des possibilités de l’instrument, un sens poétique et une prodigieuse palette de couleurs – mais son vaste répertoire en font un musicien hautement cultivé. En l’écoutant parler de son métier et de ses passions musicales, on a pu découvrir un être sensible et pudique, une personnalité aux multiples facettes. Sa voix est intéressante car c’est une voix très musicale : dynamique variée, inflexions modulées en fonction du discours. Louis Lortie est un artiste des pieds à la tête.

Voici son programme :

Par-dessus tout: « In stiller Nacht » (Deutsche Volkslieder) de Brahms . Fassbander , Irwin Gage

Madeleines:

Var. « Ah! Vous dirais-je maman » Clara Haskil

Symphonie pastorale de Beethoven , Phil. De Vienne , Furtwängler. No 3:

Chopin valse en si mineur par Witold Malcuzinsky.

Programme

Pièces : Prélude suite no 4 de Bach pour violoncelle par Anner Bylsma (1ere

version)

Finale de la Sonate funèbre de Chopin par Cortot (version 1956 à Munich) ,

Nocturne op.9 no 3 de Chopin sur rouleau par Eugen d’Albert (1905),

3e mv de la sonate op.58 de Chopin par Perlemuter (BBC Legends)

Par Louis Lortie : Sonate op. 14 n° 2 (finale) et Etude op. 10 de Chopin.