C’est le contraire d’un universitaire raseur ou du fameux rat de bibliothèque décrit par Sartre dans une nouvelle, qui commence à lire méthodiquement les auteurs à la lettre A (Achard, Adorno, Alain-Fournier…). Autodidacte, Jean-Claude Simoën butine dans le jardin de la littérature selon son bon plaisir et voyage avec délices dans les contrées du gai savoir. Sa culture est le fruit de rencontres successives et de passions durables.
Amateur de curiosités, collectionneur dans l’âme, il est l’inventeur du Dictionnaire amoureux chez Plon, l’un des plus beaux succès de l’édition de ces dix dernières années. Avec ses auteurs, il est comme Maxime du Camp vis-à-vis de Flaubert : un compagnon de route généreux, un éclaireur audacieux.
Ses coups de coeur musicaux se confondent avec ses pérégrinations littéraires. Ils empruntent les mêmes chemins parfumés et se préservent de l’ennui des autoroutes de l’information officielle.
Voici son programme :
« Les petites madeleines » : - Paul ROBESON : Old man river - LES PLATTERS : You’ll never never know - BRASSENS : Les oiseaux de passage - HAYDN : La Création (dialogue entre Adam et Eve) - MOZART : Quintette en sol mineur K 515 – Allegro – Quatuor Talich - SCHUBERT : Sérénade – José van Dam – Valéry Afanassiev - BEETHOVEN : Sonate pour violon et violoncelle n° 2 en sol mineur – adagio - ROSSINI : Le Voyage à Reims, le Sextuor - LISZT : Jeux d’eaux à la villa d’Este – Jorge Bolet - HAENDEL : Rinaldo – Lascia ch’io pianga – Cecilia Bartoli - VIVALDI : Sonate n° 5 – largo