Après un succès de librairie écrit à 19 ans, et une fuite dorée à L.A., Sacha Sperling revient pour tuer le « charmant petit monstre » qu’il a créé de toutes pièces. Son troisième roman sent la désillusion, la descente aux enfers de la paranoïa, et possède le charme mélancolique de la jeunesse éternelle sous des allures branchées. Notre Lucien de Rubempré étourdi par la vodka et le Xanax s’est trouvé un Vautrin dealer et manipulateur qui n’est plus qu’un autre lui-même, un fantôme sans passé et sans avenir. Splendeurs et misères du narcissisme fêtard et passif du Fg Saint-Germain qui rejoint la tristesse d’une génération qu’on dit sacrifiée.
La justesse de ton, la finesse et la maîtrise narrative de ce talentueux jeune homme transforment le crépuscule de son époque en une aurore possible de l’art. C’est le fait même de toute littérature.
Voici son programme :
– Bach : Prélude n°12 pour piano en Fa mineur
– Schubert : Sonate en La mineur pour violon et piano
– Satie : Gnossienne n°1
– Brahms : Symphonie n°3
« Madeleines » :
– Alain Souchon : « J’ai perdu tout ce que j’aimais »
– Michael Jackson : « Billie Jean »
– Warren G et Nate Dogg : « Regulate »