La gentillesse selon Bernard Murat

C’est un concept un peu dépassé. Un accent traînant dans la voix, un sourire bienveillant et un parfum d’innocence. On en retrouve le parfum dans les vieux films français des années cinquante. Dans la bouille malicieuse de Fernandel, la naïveté d’un Bourvil ou la bonhommie d’un second rôle. Mais aussi dans le swing tendre d’une chanson de Charles Trénet, le jeu d’un Django Reinhardt ou la voix douce d’un Henri Salvador. Ce sentiment devenu trop rare, c’est la gentillesse. Aujourd’hui, on est dans la performance, l’ironie ou l’amabilité commerciale ; les pesticides, la moutarde et le sucre.

Ce mot est revenu plusieurs fois dans la bouche de Bernard en écoutant ses petites Madeleines musicales. Avec Mozart, on atteint le stade supérieur de la bonté. Un voyage entre l’humain et le divin.

Voici son programme :

Mozart :

        Requiem Dies irae (Karajan)

Madeleines

Le troisième homme

Django Reinhardt et stéphane Grapelli

Lili Boniche

Et puis

Mozart         Concerto n°23 Adagio Peraya

       –          Bach :

             o        Suites pour violoncelle

       –          Ravel :

             o        Pavane pour une infante défunte

       –          Edgar :

             o        Variations énigmatiques : IX Nimrod (Andante)

       –          Verdi :

             o        Le Trouvère : Maria Callas (D’Amor Sull’Ali Rosee)