La belle simplicité de Mady Mesplé

Sans Mady Mesplé, la mélodie et l’opéra français n’auraient pas le rayonnement qu’ils ont à travers le monde. Avec professionnalisme, intégrité et un perfectionnisme à toute épreuve, elle s’est mise au service de ce répertoire. Il faut lui dire merci et l’en féliciter sans cesse car elle est trop modeste pour se mettre en avant.

Musicienne jusqu’au bout des ongles, elle a fait du piano lorsqu’elle était jeune ; elle a même joué le difficile Concerto en mi mineur de Frédéric Chopin où son amour du chant pouvait s’épanouir tout naturellement. Si elle ne chante plus, elle continue à aller à l’opéra ou au concert pour y chercher une nourriture essentielle. Elle transmet son grand art à des élèves qui louent son oreille parfaite, sa simplicité et sa gentillesse. Pas diva pour un sou, elle est arrivée au studio sur la pointe des pieds, attendant sagement sur le canapé dans l’entrée, sans se faire annoncer et sans s’impatienter. Quand je l’ai aperçue, j’étais confus de la trouver là, mais elle ne voulait pas déranger… Une belle leçon de modestie pour une très grande dame de l’opéra.

Voici son programme :

Lakmé de Léo Delibes : « Air des Clochettes » par Mady Mesplé

Madeleines

La petite église par Jean Lumière

Chevauchée des Walkyries par l’Orchestre du Capitole

Concerto en mi mineur de Chopin (2e mvt)

Prrogramme :

Régine Crespin : Nuits d’été de Berlioz (Villanelle)

Jussi Björling : 1er air de Rodolfo de La Bohème de Puccini

Georges Thill : entrée du Werther de Massenet

Georges Prêtre : valse de Strauss

Concerto de Max Bruch (3e mvt) par Isaac Stern

Mady Mesplé : « Mon cadavre est doux comme un gant » de Poulenc