Laboureur de sons et jardinier des mots, Jean-Louis Murat est l’une des valeurs sures de la chanson française. Amoureux de la langue française, le troubadour auvergnat est aussi un chantre de la mélodie. La mélodie simple, pure et souple qui ressemble à un paradis perdu. La mélodie qui épouse le phrasé spécifique et délicat de la prosodie française. La mélodie solaire, plus langue d’oc que langue d’oïl, celle qui s’alanguit généreusement, qui n’est pas pincée, pas pointue, qui sonne clair et qui va droit au coeur. Celle de Bizet, qui a su méditerranéiser la musique (Nietzsche), d’un Gounod qui partait à Saint-Raphaël pour trouver l’inspiration, d’un Fauré ou d’un Ravel.
Voici son programme :
Didon et Enée, Purcell
Acte III : la plainte de Didon
– Les Berceaux, op. 23 N°1, Gabriel Fauré
– Les pêcheurs de perles (par Rolando Villazon)
Act I, scène VII (« Je crois encore caché, sous les palmiers… »)
– Eugène Onéguine, P.I. Tchaïchovsky
Act I, scène III, « le choeur des servantes »
– 3 « madeleines » musicales
– La marche des éclopés
– John Lee Hooker
« The motor city is burning »
– Colette Renard
« Les nuits d’une demoiselle »
Jean-Louis Murat, elle est à lui cette chanson…
Radio Classique