Jean Benguigui, une découverte

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  On peut passer pour une pomme et en avoir dans le citron. Jouer les idiots face à des buses qui se croient sorties de la « cuisine » de Jupiter (comme disait Coluche) peut être un plaisir de fin gourmet.

C’est le cas de Jean Benguigui qui, tout en prétendant ne rien connaître à la musique classique, ne rapproche pas moins, instinctivement, Mozart de Marivaux et de Shakespeare, ce qui est une preuve éclatante d’intelligence et de sensibilité.

Ajoutez à cela l’humour, la nonchalance orientale, le bon sens, la malice qui cachent l’angoisse juive d’apparaître, la passion obsessionnelle du détail et l’amour des belles choses. Un sacré bonhomme !

  Voici son programme :

  – Mendelssohn : Concerto pour violon, Isaac Stern

  – Offenbach : La Belle Hélène, « Au genre humain, il faut rendre service »

  – Mozart : « Voi che sapete », Frederica von Stade

  Madeleines :

  – Beethoven : « La Pastorale », L’orage

  – Gounod : Faust, « Le veau d’or est toujours debout »

  – Lili Boniche : « Alger »