On peut être féministe sans être castratrice. Isabelle Alonso aime les hommes virils et intelligents, elle a de l’humour, du bagou, du charme. Et quelqu’un qui pleure en écoutant Mercedes Sosa ne peut être fondamentalement mauvais… Elle ne change pas sa nature, elle ne s’oppose pas à la nature, elle se place du côté du droit et espère bien faire évoluer les mentalités. La parité est un vaste débat qui demande plus de bons sens et d’équilibre que de rigorisme mathématique.
On l’a parfois vue jouer les féministes de service chez Ruquier sans réellement convaincre (mais la télévision caricature tout) et résister sous les coups d’Eric Zemmour à la télévision avec un certain courage.
Isabelle Alonso imagine dans son dernier roman ce que serait un monde gouverné de manière unilatérale par les femmes. En allant plus loin que Blake Edwards qui, Dans la peau d’une blonde, imaginait un macho revenir sur terre dans la peau d’une nana bien roulée et qui subissait à son tour ce qu’il avait fait subir.
Elle ne veut pas forcer les hommes à faire pipi assis (comme désormais dans les toilettes de l’Orchestre philharmonique de Berlin), elle ne prône pas l’émergence d’une génération de lavettes, elle veut simplement qu’on en parle. Et qu’on écoute de l’opéra et de la zarzuela pour mettre un peu de douceur et de fantaisie dans un monde de brutes.
Tiens, comme « poète », « brute » est aussi un mot unisexe.
Voici son programme :
– Lakmé (Delibes) Duo des fleurs
– La Bohême (Puccini) Duo « O soave fanciulla »
– Les Noces (Mozart) Dove sono (air de la comtesse)
– La boda de Luis Alonso (Jeronimo Gimenez) Intermedio interprété aux castagnettes par Lucero Tena.
Chansons Madeleine :
– Mercedes Sosa: Gracias a la vida (live)
– Estrellita Castro: Suspiros de España https://www.youtube-nocookie.com/watch?v=SyUr1XdwACE (commence à 2:07)
– Moustaki Grand père